L'Abécédaire de Gilles Deleuze
Par Thibault : vendredi, 8 mai, 15:52

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L’Abécédaire de Gilles Deleuze est un téléfilm français produit et réalisé par Pierre-André Boutang et tourné en 1988. Sa première diffusion eut lieu sur Arte en 1996, dans l’émission du même Pierre-André Boutang intitulée Metropolis. Composé de huit heures d’entretien avec le philosophe français Gilles Deleuze, l’Abécédaire est le seul film consacré à ce penseur qui a toujours refusé d’apparaître à la télévision. Il accepta pour cette unique fois d’être interviewé par une équipe de télévision, à condition que ce film prenne la forme de conversations entre lui et son ancienne élève et amie Claire Parnet et qu’il soit diffusé après sa mort. Deleuze n’a pas véritablement préparé l’émission : s’il connaissait à l’avance les titres des séquences, il ignorait le contenu exact des questions. Comme son nom l’indique, ce film est découpé en vingt-six thèmes classés par ordre alphabétique où Gilles Deleuze aborde certaines de ses idées et concepts, mais aussi des questions plus personnelles (par exemple dans « B comme boisson », « E comme enfance », ou « M comme maladie ») en liaison avec son travail philosophique. Thèmes abordés :
Pédagogie : Deleuze développe dans ce programme certaines thèses de ses principaux ouvrages, tels que L’Anti-Œdipe, Logique du sens et le futur Qu’est-ce que la philosophie ?, sous une forme plus pédagogique que dans ceux-ci, en usant d’un langage imagé, d’exemples frappants et d’anecdotes légères. La contrepartie de ce parti pris pédagogique est que le ton est davantage celui de l’exposition d’un système déjà constitué, que de l’argumentation, de la déduction et de la construction de ses thèses. C’est une différence fondamentale entre ce vidéogramme et l’œuvre écrit de Deleuze. Précisément pour sa grande accessibilité, ce film est parfois utilisé dans un cadre pédagogique. W comme Wittgenstein : La séquence « W comme Wittgenstein » est demeurée célèbre pour son laconisme et le positionnement philosophique qu’elle implique de la part de Deleuze : Ils ont foutu un système de terreur (rires), où sous prétexte de faire quelque chose de nouveau, c’est la pauvreté instaurée en grandeur. Il n’y a pas de mot pour décrire ce danger-là. C’est un danger qui revient, ce n’est pas la première fois […]. C’est grave, surtout qu’ils sont méchants, les wittgensteiniens. Et puis ils cassent tout. S’ils l’emportent, alors là il y aura un assassinat de la philosophie. C’est des assassins de la philosophie. Il faut une grande vigilance… (rires) » Fiche Technique : • Entretien : Claire Parnet Liens externes : |
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